Cesson Rennes Métropole : invincibles à domicile, fragiles dehors, le drôle de paradoxe de la Starligue
Nouvelle sortie, nouvelle défaite. Samedi, Cesson Rennes Métropole HB s'est incliné 30-28 sur le parquet de Saint-Raphaël, confirmant un scénario devenu presque mécanique depuis la reprise. À domicile, les Rennais ne perdent plus. À l'extérieur, ils ne gagnent pas. Entre les deux, un classement (10e, 17 points) qui ne reflète ni le meilleur ni le pire de cette équipe.
Un déroulé devenu loi de la saison
Depuis le début de la phase retour, le constat est limpide. Dunkerque, Toulouse, Dijon, Chambéry (35-31) : à la Glaz Arena, Cesson enchaîne les victoires avec une régularité presque déconcertante. Dès que le groupe prend le bus, c'est une autre histoire. Nantes, Nîmes, Aix, et désormais Saint-Raphaël : autant de déplacements, autant de revers.
Contre le SRVHB samedi, l'écart final (deux buts) laisse penser que le match était prenable. Cesson a accroché les Varois, sans jamais réussir à renverser la dynamique dans le dernier quart d'heure. Le genre de scénario qui, à domicile, tourne en faveur des Rennais. Loin de leurs bases, il manque toujours ce petit quelque chose pour conclure.
Au classement de Starligue, le retard sur la quatrième place (Limoges, 28 points) atteint 11 unités. Viser le top 4 relève du mirage. Mais entre la 5e et la 10e place, tout reste serré, et c'est là que la deuxième partie de saison se joue.
Le calendrier, meilleur allié des Cessonnais
Bonne nouvelle pour les supporters : sept des douze derniers matchs de la saison se disputeront à domicile. Et dans le lot, trois rencontres face à des adversaires en difficulté. Chartres (10 points) le 12 avril, Istres (7 points) le 3 mai : deux rendez-vous que Cesson doit transformer en victoires si la logique de la Glaz Arena tient.
Entre les deux, Tremblay et le PSG viendront aussi à Rennes, pour des contextes différents (l'un jouable, l'autre relevé). Côté déplacements, Limoges (3 avril) et Dunkerque (17 avril) s'annoncent compliqués, mais ce sont les matchs à domicile qui pèseront le plus lourd dans la balance.
En clair : si Cesson continue à tout gagner chez lui et à tout perdre dehors, le bilan final pourrait suffire pour remonter de quelques places au classement de la Liqui Moly Starligue. Pas spectaculaire, mais cohérent avec le profil de l'équipe cette saison.
Ce qui manque pour passer un cap
Les absences d'Asier Nieto et Mathéo Briffe pèsent, notamment dans la rotation en arrière. Michal Baran profite de ce temps de jeu accru pour monter en puissance, ce qui constitue l'une des rares bonnes nouvelles individuelles de ces dernières semaines. Reste que l'effectif, quand il se déplace, manque de solutions pour compenser la perte de repères.
Le problème n'est pas qu'offensif (28 buts à Saint-Raphaël, c'est correct). C'est davantage une question de gestion des moments-clés loin de la Glaz Arena, là où le public ne peut plus compenser les passages à vide.
Prochain test grandeur nature : la réception de Tremblay, le 28 mars. Un match à domicile, donc, a priori, une victoire dans la logique cessonnaise. Mais il faudra bien, à un moment, briser la malédiction des déplacements pour que cette saison prenne une autre couleur.
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